Happy New Year!
On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années; on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Les années rident la peau: renoncer à son idéal ride l’âme.
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Douglas MacArthur
Final countdown
Je sais pourquoi je ne veux plus mettre de signification particulière à ces dates spéciales, ces fêtes programmées où l’on se doit de faire la fête, d’être heureux.
A y mettre tant d’attente, le risque d’être déçu est fort. Certains en profitent vraiment, d’autres se forcent à mettre le masque de la joie, se noient dans l’alcool ou se cachent dans un coin ; vœux sincères et vœux forcés, mais vœux de rigueur. Du bout des lèvres ou du fond du cœur.
Il suffit d’un rien. Il suffit d’observer.
Ma grand-mère qui nous quitte à quelques jours de Noël, mon petit ami qui rompt la veille de mon anniversaire … ça ne s’oublie pas.
Il est plus dur encore de souffrir en silence dans ces moments ; la solitude n’en est que plus lourde à supporter.
Je les prends comme elles viennent, une occasion de voir des gens que j’apprécie, de remercier ceux que j’aime. Ou alors je les transforme en découverte d’autres lieux, d’autres gens. Et tant pis si la magie n’opère pas, il y aura d’autres jours …
Noël à facettes
La chaleur d’un Noël sous la neige, retrouver ma famille. Appréhensions envolées, juste apprécier ces moments. Souvenirs d’enfance, lorsque je croyais encore.
Envolée de papillons, excitation, les papiers multicolores dévoilent leurs trésors, le père Noël est passé. Chaos au milieu des rires sonores.
Deux par deux ; assise en bout de table. Voir les visages qui ont changé, voir sous les masques. Les caméras tournent, chaque facette de cette scène exposée. La vérité crue.
Elles m’explosent au visage.
Celle qui réalise que ses enfants sont des adultes, qui reporte sur ses petits-fils ses envies de ne pas les voir grandir.
Celle qui bouffie de ses kilos qui s’accrochent pouponne désespérément en se plaignant que lui mate des chattes sur internet. Poésie. Au moins elle a lâché son chien miniature qui ne quittait pas ses genoux.
Celle qui élève ses enfants seule alors que son militaire de mari ne parle que de mission au Tchad. Chacun dans sa bulle.
Celle qui s’est transformée en pondeuse, univers réduit à ses enfants et à un élevage de vaches laitières. Et lui éteint, fatigué.
Celle qui a fait un bébé pour compenser, par peur de regretter, pour sauver son couple. Que d’espoirs. Épanouie et perdue, privée de tendresse et d’amour. Je la serre fort contre moi ; je t’aime, petite sœur. Je regarde ce petit être qui me sourit et je m’attendris ; que ta vie soit belle, petit cœur.
Celles qui ont perdu leurs illusions. Je ne les envie pas.
4h du matin. Confessions.
J’ai confronté le spectre de mes terreurs enfantines. Je l’ai regardé droit dans les yeux. Il a pris un coup de vieux. Il ne me fait plus peur, il est presque pathétique. Les rôles sont inversés, j’ai envie de le secouer, de lui dire d’arrêter de victimiser, de reconnaître ses erreurs et d’avancer. Il n’est jamais trop tard.
Pêle-mêle de photos de famille. Cousins, cousines, parents proches ou lointains, d’ici et de là-bas.
Il ne manque que ma photo. Mais moi je sais que j’ai fait la paix avec moi-même. Ce vide de mon enfance, cette réalisation très tôt de ce décalage avec ceux qui m’entouraient, m’ont donné des ailes pour me libérer, l’envie de construire ma vie, une vie qui me ressemble ; la volonté de me confronter à l’inconnu, de découvrir ce qui se passe ailleurs, de me découvrir. Mes failles sont mes forces.
Sois fier de moi, aime celle que je suis devenue. Pardonner ? Mais pardonner quoi ? Il n’a rien compris à ce que je lui ai dit.
Si j’avais des doutes, la tentation parfois de céder à la facilité, ils se sont envolés. Un peu moins naïve, un peu plus lucide, mais plus sure de moi que jamais.
Avec un petit ou un grand A
Il y a des amours éphémères, des amours coups de cœur, qui s’envolent comme ils sont venus. Légers, volages.
Il y a des amours aveugles qui se rient du temps ou de l’autre, qui n’existent que pour eux-même. Égoïstes, solitaires.
Il y a des amours fusionnels qui font oublier un peu de soi pour s’enrichir de l’autre. Passionnés. Ou destructeurs.
Il y a tant de façon d’aimer.
Il y a l’amour que l’on porte à ceux que l’on chérit ; celui qui sans frontières nous feraient tout donner pour eux.
Appelez Cupidon, il a dû égarer une flèche par mégarde, ce maladroit. Qu’il vienne la récupérer.
Il y a cet amour que l’on aperçoit dans un regard, qui nous attire à nous y consumer.
Un amour qui pointe le bout de son nez quand on ne s’y attend pas. Un coup d’œil, et zut, je ne le voyais pas vraiment, mais il était là … depuis quand au juste ? Un amour qui se dévoile peu à peu, pudique. Qui se découvre et nous ensorcelle. Lent poison dans les veines. Un amour qui profite de chaque instant, se nourrit de chaque attention, qui fait sourire même quand il fait gris. Un amour qui n’ose se nommer de peur de briser la magie. Mais un amour à partager, un amour qui réchauffe, une présence discrète qui se fait plus pressante parfois. Qui donne envie de découvrir, de s’ouvrir, de donner et de s’épanouir ; comme une part de moi encore inconnue.
Un amour comme fidèle compagnon de voyage.
Il suffit parfois de ne pas seulement regarder. Mais de voir. D’ouvrir son cœur à ce qui nous est offert.
Veille
Sur le qui-vive, aux aguets. Ne dormir que d’un œil ; le corps au repos mais l’esprit en alerte.
Comme une mère louve veille sur ses petits. Le gardien d’un trésor précieux. Le soldat de garde, arme au poing.
Comme un feu qui repousse les ombres, le dream catcher qui filtre les rêves, ne pas relâcher sa vigilance.
Faire un barrage de mes bras, un abri de mon cœur, un cocon de mon corps. Offrir un peu de repos, un peu de chaleur. Quelques heures de répit ; demain, il fera jour.
Être là.
Ce que dit le fou …
Malgré mon chagrin, je ne ressentais pas les regrets qu’engendre la fin d’une aventure ; j’avais plutôt la prémonition du commencement d’une autre. Un frisson me parcourut, comme si le fou en personne se trouvait tout près de moi et me chuchotait à l’oreille : ” Tu ne perçois rien ? Une rupture, un tourbillon ? D’ici, tous les chemins se modifient.”
Je me tournai mais ne vis personne.
Tears in Heaven
L’éclat d’un diamant luit fugitivement dans le noir. Une étoile filante égarée dans cette vie.
J’ai tendu la main pour la recueillir, un peu désemparée. Elle s’est posée sur ma peau, chaude et humide. J’ai suivi son tracé sur sa joue, mais je ne l’ai pas effacé.
Elle était sienne. Solitaire.
J’ai serré sa main ; fermé les yeux, un instant.
Cette larme a inondé mon cœur, m’a submergée.
Believe
Je n’attends pas, je donne. Sans pudeur. A cœur ouvert.
Je n’attends pas, je prends. Un regard, un sourire, une pensée. Un baiser.
Sentiments mêlés, douceur et violence.
D’un extrême à l’autre, sans conditions, sans concessions.
Je vis l’instant. Je le saisis et le fais mien.
Doutes. En faire trop ou pas assez. Maladroite parfois, mais sincère.
Je suis double.
Je joue mais je ne raconte pas d’histoires, au fond ce n’est que vérité.
Je n’attends rien. Je veux tout.
Question de profondeur.
Maelstrom
Je mesure mon empathie pour ceux que j’aime à l’aulne de ceux qui n’en ont pas.
Je repousse mes limites, à la recherche de ce qui est bien, de ce qui est juste, avec l’espoir qu’il n’en sortira que du bon.
Mon cœur approuve. Mon esprit vacille par instant ; tiraillée.
Mais forte.
J’espère juste que ça ne se retournera pas contre moi.
It takes two. Sing a little song for me #11
Ce qu’elle est belle, cette fille, quand elle chante ; elle rayonne.
“We can play it safe or play it cool,
Follow the leader or make up all the rules,
Whatever you want,
The choice is yours, so choose,
I trust you,
And if it’s already been done, undo it,
It takes two,
And it’s up to me & you to prove it” (Gossip - Heavy Cross)
Rien à rajouter.
Parisienne …
Sublime et troublante Kate Moss … “Parisienne” sensuelle et sauvage …
(Retrouvez la ici)
Et moi alors ?
Ah, la douceur des draps de satin, la caresse d’une rose et son doux parfum enivrant, la chaleur de ses mains, avec pour toile de fond un Paris romantique … que d’envies. Je serais …

(cliquez sur l’image pour faire le test !)
Hum. Pas mal vu …
Pura Vida.
Vert. Que du vert. Un océan de vert.
Jusqu’à ce qu’il rejoigne le bleu.
Vert clair, vert émeraude, vert tendre, vert grisé. Des taches de marrons et du rouge, là où la terre est mise à nue.
Costa Rica. Pura Vida.
Le gardien des lieux montrait parfois sa tête de réchappé de l’ère préhistorique, ses épines dorsales dignes d’un dragon. Il se tapissait, là-haut, sur le toit. Une ombre de plus d‘un mètre. Puis un fracas de griffes dérapant sur les tuiles ; la bête bouge, mais la bête se cache.
Furtifs. Feuilles écrasées et branches qui se brisent, un iguane long comme le bras détale. Un deuxième se fond avec le mur et s’enfuit à mon approche.
Les lézards se montrent plus discrets. Quoique. Verts, marrons, gris, ils s’interpellent le soir venu de ce cri qui sonne comme des claquements secs.
Silence. Le silence est étourdissant, symphonie de bruissements, de sifflements, de grésillements et de craquements qui jamais ne cessent, et qu’à la nuit tombée les vers luisants viennent éclairer.
Un couple de perroquets craque et traverse le ciel, éclats de rouge sur fond bleu azur, tandis que des oiseaux à la gorge jaune composent une partition musicale sur les lignes électriques. Mi-si-sol-sol.
Remise en question des acquis. Les fourmis noires sont inoffensives, seules les rouges vous piquent. Mais pas ici. Aucune crainte à avoir des grosses fourmis noires, mais les toutes petites, celles à peine grosses comme une tête d’épingle, vous bouffent littéralement, et vous laissent un souvenir cuisant. Et les moustiques ? Ah, les moustiques … soit ils ne sont pas bruyants, soit leur présence est masquée par la ventilation … Sortez la lotion et les patchs !
Une poulie. Une simple poulie posée sur un câble en acier. J’attends le cœur battant tandis qu’on fixe une corde à cette poulie, cette simple poulie. Et je me laisse tomber dans le vide. Dans ce vert qui masque le sol. Assise dans un harnais, le bras droit tendu vers l’arrière pour ne pas partir en vrille. Je vole. Je file parmi la cime des arbres. Rattachée à cette simple poulie. Magique. Vertige de l’atterrissage sur la plate-forme. De câble en câble.
J’adore. Cette ivresse. Cette liberté. La vitesse.
Je déteste. Ces radeaux suspendus dans les arbres, sur la pointe des pieds au bord du vide tandis qu’on me détache et me rattache. Vite. Vite. Libérez moi !
Le dernier câble. Le plus long, le plus rapide. Euphorie. Seule au monde. Un cri monte de si profond que c’en est presque effrayant : youhouuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!!!!
Vert. Que du vert. Un océan de vert.
Jusqu’à ce qu’il rejoigne le bleu.
Le vert ondule le long des flancs de la montagne, à perte de vue, puis plonge vers la mer. Profils torturés des roches volcaniques. Séquelles de ce passé encore présent, en sommeil. Et qui parfois se réveille.
Plages noires, plages blanches. Mais toujours cette nature luxuriante, comme inviolée depuis des millénaires.
La forêt qui ressource ; la mer qui apaise. Que du bonheur.
Where the rainforest meets the sea.
Chaleur. Il fait bon se glisser dans le jacuzzi avant d’aller se coucher.
Humidité. A l’approche de la saison des pluies, l’air en est saturé. Croyez moi sur parole, ma peau n’a jamais été aussi douce !
« O-ii-ooooh ». Ce volatile nocturne au chant si exotique me manque. Mon “O-ii-ooooh bird”, que je n’ai jamais vu mais dont les concerts ont rythmé mes soirées.
Et puis, et puis … l’eau si chaude du Pacifique, le groupe de « white face monkeys » au détour d’un chemin du parc national Manuel Antonio, les papillons multicolores, le contraste entre les villas des nantis et les quasi-bidonvilles à quelques mètres à peine, le ceviche bien frais, les margaritas, l’invasion de ces tours de béton monstrueuses le long de ces plages magnifiques (quelle horreur !) … et puis … un petit bandit masqué farfouillant dans nos sacs à la plage.
Costa Rica. Pura Vida.
Un petit remontant ?
Pour trouver cette soupe très spéciale, il vous faudra aller au Costa Rica …

Oh, et puis si vous avez peur de ne pas avoir les moyens, 1 Euro = 800 Colon ! Pourquoi s’en priver ?
“Cat-Man-Do”
Mon réveil ce matin (façon de parler, je n’ose dire l’heure qu’il était) ressemblait à quelque chose comme ça :
(en moins violent, et les moustaches dans le cou en plus)
Y’a du Roomba dans l’air …
Je dois avouer que l’idée qu’on fasse le ménage pour moi est plus que séduisante … seulement, je n’ai pas vraiment les moyens de m’offrir du petit personnel. Ouch. Crise ou pas, on fait avec ses moyens.
Je n’ai pas non plus de moitié obsédée de la propreté qui chasserait la poussière comme un chien rogne son os. Quant à mon chat, totalement inutile en la matière. C’est bien dommage.
Mais nous sommes dans l’air de la robotique, du high-tech, alors l’espoir demeure qu’un jour, peut-être, un robot intelligent se chargera de toutes les basses besognes pour nous. Et à voir les dernières avancées en la matière, nous n’en sommes peut-être pas si loin. “Un robot dans chaque foyer pour 2015-2020” qu’ils disent … demain quoi !
En attendant, j’ai craqué. Je lorgnais depuis un moment sur ce petit animal étrange de chez iRobot, mais je n’étais pas vraiment sure de la fiabilité du bazar. Mais l’argument choc, ce fut “promène votre chat” (merci qoqa.fr !). Impossible de résister plus longtemps ! C’est ce dont je rêvais !
Alors, là, alors que je rédige ce petit post, mon Roomba tout neuf parcoure mon salon de long en large, tourne, virevolte, joue aux auto-tamponneuses avec ma poubelle et mes chaises, se faufile sous mon canapé, mais l’air de rien, il avale la poussière le bougre ! Cool.
Maintenant, je me demande si je ne vais pas adopter son petit frère, Scooba, histoire qu’il ne se sente pas trop seul, le pauvre (ben, une fois que le sol est aspiré, faut bien le laver …). Et puis il y a aussi cette litière auto-nettoyante (nettoyer la caisse du chat, y’a plus drôle quand même …) et la machine qui sèche et repasse le linge toute seule, comme une grande (je veux bien qu’on me l’offre, celle-ci !).
Suite de mes aventures robotiques dans un prochain épisode !
Et pendant ce temps là … Roomba aspire, aspire, aspire … et me casse les oreilles. La prochaine fois, il oeuvrera en mon absence (jamais contente, moi ?). Ah ! Il a fini ! Et retourne tout seul se charger sur sa base. Ce petit “tsouin-tsouin” victorieux qui retentit en est presque jouissif …