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Hibernation

12 décembre 2010

Et quand les sens s’engourdissent, que du feu il ne reste que quelques braises éparses au milieu des cendres, quand les larmes sont promptes à sortir et que la tristesse accompagne chaque pas ; quand chaque sourire se chérit, chaque souvenir de ce temps passé, alors,
Alors tu en viens à te demander si tu souhaites cette étincelle qui te fera renaître, accompagnée de son cortège de peurs et d’incertitudes.
Alors tu souhaites que les mots ne restent pas lettres mortes, qu’ils t’apportent à toi aussi la rédemption.

Le détachement qui protège, ultime acte de foi et d’amour, n’est qu’une petite mort chaque jour plus cruelle, quand nul réconfort n’est à attendre de la fidélité. Il n’est pas question de choix, mais de nécessité ; entre deux mots, choisir le moindre.
Tu veux continuer à croire, mais même la sincérité se retourne contre toi. C’est peut-être la colère qui te sauvera. La vérité froide et crue, qui fait tomber les masques, celle qui blesse au-delà du point de non retour.

Et si je perds la confiance que j’ai placée en toi, c’est moi que tu perdras. Au bout de ce chemin tortueux, il n’y a rien.
Que le vide.

Il y a toujours une autre voie.

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