De l’amour. Valentine’s Day Special Flashback.
Je peux aller très loin par amour.
Je peux tout donner par amour.
Et tant pis si ça fait cliché à en hurler, je le revendique.
J’ai une vision très idéalisée de l’Amour. De celui qui se vit à deux, les yeux dans les yeux. Qui balaye tout sur son passage. Mes certitudes et mes doutes. Qui me rend sourde et aveugle, un peu idiote sans doute aussi. Mais qui me transfigure, me transcende, m’élève. M’ouvre à d’autres horizons. Compteur de ma vie à zéro. Flot de sensations qui explose les radars.
Et parce que j’y crois, et qu’à chaque fois je me projette dans l’autre, dans notre histoire, je veux croire qu’il le vit aussi intensément, que rien ne pourra s’immiscer entre nous.
Mon Amour a besoin d’amour pour ne pas dépérir. De tendresse et d’attention. Je lui rends au centuple.
Il y a Lui, il y a Moi, et il y a Nous.
Et parce que j’y crois, parce que je le vis, je ne peux croire aux mensonges, aux faux-semblants, aux promesses non tenues. Lacérations de mes sentiments à vifs.
La déception est d’autant plus grande ; plus dure la chute.
M’abandonner à nouveau, lutter contre la peur de me tromper, encore une fois.
On dit que dans un couple, il y en a toujours un qui aime plus que l’autre. Aurait-ce été plus facile si j’avais moins aimé ? Peut-être que j’aime trop. Trop fort.
Et parce que j’y crois, chaque histoire passée devient une leçon de vie, un pas vers la compréhension de celle que je suis vraiment, de mes limites chaque fois repoussée. Chacune m’a préparée à la suivante.
Et parce que j’y crois, je ne peux me contenter d’une aventure sans lendemain ou d’un amour au rabais. Je peux me laisser tenter mais pas m’en nourrir. Je plains ceux qui ne sont à deux que par peur de la solitude.
Mon Amour est ce que j’en fais. Il le courbe et le façonne à son image. Âmes et cœurs liés.
Et parce que j’y crois, que j’ai croisé sur le chemin des hommes de bien, il ne peut en être autrement. Il est là, au fond de moi si ce n’est à mes côtés. Il ne demande qu’à exister.
Laissez-moi en rêver, laissez-moi en vivre. Reprenez vos préjugés et vos discours moralisateurs de pacotille. Peu m’importe qu’il soit d’or pourvu qu’il soit pur ; qu’il soit sincère. Intense. Une étoile n’a pas de prix.
Et parce que j’y crois, j’y crois et j’y croirai encore.
Karine (01/12/08)