Révolte
Pourquoi parler de sacrifice lorsque l’amour devient dépassement de soi ?
Lorsqu’il est si fort que son propre bonheur dépend du bonheur de l’autre. Que l’on croit en lui quoiqu’il arrive, que l’on reste lorsque les autres fuient, que l’on donne son soutien inconditionnel, que l’on ne cherche pas à profiter de ses faiblesses.
Jette-toi par la fenêtre, je t’empêcherai de tomber.
Mais ce n’est pas un sacrifice. On le fait pour l’autre et pour soi, parce qu’on ne peut pas concevoir qu’il en soit autrement. Qu’il est impossible de rester là, à ne rien faire.
If it will kill you, it will have to kill me first.
Ce n’est qu’une autre forme d’amour. La plus pure, dépouillée. L’acceptation du renoncement de ce qui a été pour ce qui est. L’espoir que ce qui en sortira sera meilleur, quoi qu’il soit, et qu’on pourra se regarder en face.
Dans le feu et les larmes, la tendresse et le réconfort, trouver la paix.
Quand l’autre vaut la peine de se battre pour lui, de se battre avec lui.
Mais je ne peux me battre contre lui