Sombres desseins

2008 novembre 30
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by Karine

Qu’il est plus facile de s’ouvrir lorsque la nuit tombe, bien à l’abri sous le couvert du silence d’un ciel sans étoiles, alors que les Autres dorment ou se cachent derrière les bien-pensants. Que cesse le vacarme de leurs vies.
Lucidité et terreurs enfantines. Les masques tombent. Chaleur des corps à cœurs, que fondent nos gangues glacées. Violence. Soumission. Révolte. Union.
Passions enchaînées.

L’esprit s’ouvre et les barrières que l’on s’érige s’effacent ; ponts entre les mondes, dons de Soi.
Que l’étincelle des feux sacrés nous embrasse et nous consume dans une Communion sans fin. Oubli. Repos. Pardon. Vivre ou dormir en toute connaissance de cause. Mais pleinement. Sans un regret, sans un regard en arrière. Ou seulement pour mesurer le chemin parcouru et s’en réjouir.
Besoin d’Absolu. Envie d’Ailleurs ; en ce lieu et en cet instant, et en tout autre.

Que les mots sont vains si tu ne me tends la main. Course folle avec le Destin.
Je n’ai pas toujours écouté ma conscience, faussée par la perte de l’innocence. Mais j’ai bien souvent fait passer les autres avant moi ; naïve. Enflammée. Entre deux eaux ; palette de gris lumineux.

On prépare Noël et on en oublie le sens. Hantée par les spectres des Noëls passés, il m’a fait le plus beau des présents.
Donner et recevoir ; se donner sans compter.

Tendre Baiser.

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