De la relativité
Fais une pause, mon cœur.
Entre deux amours, on ne choisit pas le meilleur. On aime pas plus, on aime pas moins, on aime différemment.
Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.
Qu’il est bon parfois de se reposer sur de simples lois physiques, de simples vérités démontrées.
Quel exposant mettre à l’amour ? Un ? Avec une grande majuscule ? Ou ∞ ?
On peut aimer comme toutes les facettes de ces boules aux multiples miroirs, on ne choisit pas vraiment. On peut conjuguer aimer par tous les temps, sur tous les tons, et ce n’est jamais la même.
Fais une pause, mon cœur.
Tu ne m’aimeras pas plus, tu ne m’aimeras pas moins, tu m’aimeras différemment.
Une parenthèse pour ne garder que la quintessence de ce qui fut, un doux interlude, un entre-deux, pour mieux redécouvrir cette nouvelle inachevée. Le temps de te reconstruire, le temps d’oublier, le temps d’effacer tes traces. Pour me retrouver. Couvrir la page suivante de nos lignes entremêlées.
Je crois en la pureté des sentiments, de ceux qui transcendent, subsistent par-delà l’espace et le temps ; “Oyez, oyez, bonnes gens, les épopées de ces héros d’antan !”.
Des feufollets dans mes yeux.
Et si je me révèle ne pas être Elle, alors j’aurai été Celle. Celle qui aura donné sa couleur à cette partie de la toile, son parfum à l’air que tu respires, son goût à cette friandise, son rythme à ton soupir.
Celle qui aura pris ce relai dans ta course contre le temps.
Et ces instants, je les aurai vécu pleinement, ils vaudront 1 000 ans.
Et peut-être alors, je ferai tomber le C.