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Soupirs

19 juin 2008

Le savoir triste sans rien pouvoir y faire. Que les mots sont vains.
Ce sentiment de bonheur ambigu lorsqu’il est heureux, terni du regret de ne pas le partager.

Lui. Si proche et si lointain. Si intime et si distant.
La voilà, spectatrice de sa vie, reliée par un fil si ténu qu’il pourrait se briser à tout moment.

Souffrir d’une histoire qui n’est pas sienne.

Il touche mon âme, sans même s’en apercevoir.
Cachée derrière mon masque de courtisane de carnaval, mon cœur pleure.

Chut! Vous entendez? Il est cette petite mélodie. Entêtante. Joyeuse et mélancolique.
Chaque fois la même, chaque fois différente.

Une indécrottable romantique?

Dans la nuit noire, la fée électricité repousse le sommeil de celle qui ne rêve que de nuits blanches. La solitude lui laisse le goût des cendres de ce qui aurait pû être. Ce gris déprimant de l’aube lorsqu’il n’est pas là.

Il est le fantasme de mes jours, le fantôme de mes nuits.

Dormir. Pour oublier, l’espace de quelques heures, le vide laissé par son absence.

Mille pensées pour lui.

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