Pensées noires
Elles vous guettent la nuit, attendant que votre vigilance s’estompe, que le sommeil vous gagne.
Les pensées noires.
Elles rôdent, sournoises, s’immiscent partout, toujours à l’affût de la moindre défaillance.
Elles vous poursuivent, toujours là, dans un recoin sombre de votre cerveau. Prêtes à bondir. Elles se cachent, se tapissent, se déguisent mais ne sont jamais loin.
Ne pas baisser la garde. Ne pas se laisser envahir.
Comme de mauvaises herbes, elles apparaissent sous le masque de l’innocence, l’air de rien, mais si on les laisse faire, elles gagnent du terrain, rampantes, malveillantes, envahissantes. Et avant même de le réaliser, elles sont là.
On les repousse mais on de les détruit pas.
Elles craignent la lumière du jour, et se réfugient au plus profond de nous mêmes, mais leurs longs tentacules nous enserrent, nous emprisonnent. Nul répit. Bataille après bataille, mais pas d’issue, guerre sans fin.
A coups d’amour, de rires ou d’indifférence, elles battent retraite, mais ne s’avouent pas vaincues. Acculées, elles sont encore plus dangereuses, ressurgissant lorsqu’on s’y attends le moins, lorsque nous sommes les plus fragiles.
Rester sur la défensive.
Mes pensées noires se sont repliées au fond de moi, comme une boule à l’estomac.
Apparitions intermittentes.
Méfiance …