Il y a des amours éphémères, des amours coups de cœur, qui s’envolent comme ils sont venus. Légers, volages.
Il y a des amours aveugles qui se rient du temps ou de l’autre, qui n’existent que pour eux-même. Égoïstes, solitaires.
Il y a des amours fusionnels qui font oublier un peu de soi pour s’enrichir de l’autre. Passionnés. Ou destructeurs.
Il y a tant de façon d’aimer.
Il y a l’amour que l’on porte à ceux que l’on chérit ; celui qui sans frontières nous feraient tout donner pour eux.
Appelez Cupidon, il a dû égarer une flèche par mégarde, ce maladroit. Qu’il vienne la récupérer.
Il y a cet amour que l’on aperçoit dans un regard, qui nous attire à nous y consumer.
Un amour qui pointe le bout de son nez quand on ne s’y attend pas. Un coup d’œil, et zut, je ne le voyais pas vraiment, mais il était là … depuis quand au juste ? Un amour qui se dévoile peu à peu, pudique. Qui se découvre et nous ensorcelle. Lent poison dans les veines. Un amour qui profite de chaque instant, se nourrit de chaque attention, qui fait sourire même quand il fait gris. Un amour qui n’ose se nommer de peur de briser la magie. Mais un amour à partager, un amour qui réchauffe, une présence discrète qui se fait plus pressante parfois. Qui donne envie de découvrir, de s’ouvrir, de donner et de s’épanouir ; comme une part de moi encore inconnue.
Un amour comme fidèle compagnon de voyage.
Il suffit parfois de ne pas seulement regarder. Mais de voir. D’ouvrir son cœur à ce qui nous est offert.
Sur le qui-vive, aux aguets. Ne dormir que d’un œil ; le corps au repos mais l’esprit en alerte.
Comme une mère louve veille sur ses petits. Le gardien d’un trésor précieux. Le soldat de garde, arme au poing.
Comme un feu qui repousse les ombres, le dream catcher qui filtre les rêves, ne pas relâcher sa vigilance.
Faire un barrage de mes bras, un abri de mon cœur, un cocon de mon corps. Offrir un peu de repos, un peu de chaleur. Quelques heures de répit ; demain, il fera jour.
Être là.
Malgré mon chagrin, je ne ressentais pas les regrets qu’engendre la fin d’une aventure ; j’avais plutôt la prémonition du commencement d’une autre. Un frisson me parcourut, comme si le fou en personne se trouvait tout près de moi et me chuchotait à l’oreille : ” Tu ne perçois rien ? Une rupture, un tourbillon ? D’ici, tous les chemins se modifient.”
Je me tournai mais ne vis personne.
L’éclat d’un diamant luit fugitivement dans le noir. Une étoile filante égarée dans cette vie.
J’ai tendu la main pour la recueillir, un peu désemparée. Elle s’est posée sur ma peau, chaude et humide. J’ai suivi son tracé sur sa joue, mais je ne l’ai pas effacé.
Elle était sienne. Solitaire.
J’ai serré sa main ; fermé les yeux, un instant.
Cette larme a inondé mon cœur, m’a submergée.
Je n’attends pas, je donne. Sans pudeur. A cœur ouvert.
Je n’attends pas, je prends. Un regard, un sourire, une pensée. Un baiser.
Sentiments mêlés, douceur et violence.
D’un extrême à l’autre, sans conditions, sans concessions.
Je vis l’instant. Je le saisis et le fais mien.
Doutes. En faire trop ou pas assez. Maladroite parfois, mais sincère.
Je suis double.
Je joue mais je ne raconte pas d’histoires, au fond ce n’est que vérité.
Je n’attends rien. Je veux tout.
Question de profondeur.
Je mesure mon empathie pour ceux que j’aime à l’aulne de ceux qui n’en ont pas.
Je repousse mes limites, à la recherche de ce qui est bien, de ce qui est juste, avec l’espoir qu’il n’en sortira que du bon.
Mon cœur approuve. Mon esprit vacille par instant ; tiraillée.
Mais forte.
J’espère juste que ça ne se retournera pas contre moi.
Ce qu’elle est belle, cette fille, quand elle chante ; elle rayonne.
“We can play it safe or play it cool,
Follow the leader or make up all the rules,
Whatever you want,
The choice is yours, so choose,
I trust you,
And if it’s already been done, undo it,
It takes two,
And it’s up to me & you to prove it” (Gossip - Heavy Cross)
Rien à rajouter.
Sublime et troublante Kate Moss … “Parisienne” sensuelle et sauvage …
(Retrouvez la ici)
Et moi alors ?
Ah, la douceur des draps de satin, la caresse d’une rose et son doux parfum enivrant, la chaleur de ses mains, avec pour toile de fond un Paris romantique … que d’envies. Je serais …

(cliquez sur l’image pour faire le test !)
Hum. Pas mal vu …
Vert. Que du vert. Un océan de vert.
Jusqu’à ce qu’il rejoigne le bleu.
Vert clair, vert émeraude, vert tendre, vert grisé. Des taches de marrons et du rouge, là où la terre est mise à nue.
Costa Rica. Pura Vida.
Le gardien des lieux montrait parfois sa tête de réchappé de l’ère préhistorique, ses épines dorsales dignes d’un dragon. Il se tapissait, là-haut, sur le toit. Une ombre de plus d‘un mètre. Puis un fracas de griffes dérapant sur les tuiles ; la bête bouge, mais la bête se cache.
Furtifs. Feuilles écrasées et branches qui se brisent, un iguane long comme le bras détale. Un deuxième se fond avec le mur et s’enfuit à mon approche.
Les lézards se montrent plus discrets. Quoique. Verts, marrons, gris, ils s’interpellent le soir venu de ce cri qui sonne comme des claquements secs.
Silence. Le silence est étourdissant, symphonie de bruissements, de sifflements, de grésillements et de craquements qui jamais ne cessent, et qu’à la nuit tombée les vers luisants viennent éclairer.
Un couple de perroquets craque et traverse le ciel, éclats de rouge sur fond bleu azur, tandis que des oiseaux à la gorge jaune composent une partition musicale sur les lignes électriques. Mi-si-sol-sol.
Remise en question des acquis. Les fourmis noires sont inoffensives, seules les rouges vous piquent. Mais pas ici. Aucune crainte à avoir des grosses fourmis noires, mais les toutes petites, celles à peine grosses comme une tête d’épingle, vous bouffent littéralement, et vous laissent un souvenir cuisant. Et les moustiques ? Ah, les moustiques … soit ils ne sont pas bruyants, soit leur présence est masquée par la ventilation … Sortez la lotion et les patchs !
Une poulie. Une simple poulie posée sur un câble en acier. J’attends le cœur battant tandis qu’on fixe une corde à cette poulie, cette simple poulie. Et je me laisse tomber dans le vide. Dans ce vert qui masque le sol. Assise dans un harnais, le bras droit tendu vers l’arrière pour ne pas partir en vrille. Je vole. Je file parmi la cime des arbres. Rattachée à cette simple poulie. Magique. Vertige de l’atterrissage sur la plate-forme. De câble en câble.
J’adore. Cette ivresse. Cette liberté. La vitesse.
Je déteste. Ces radeaux suspendus dans les arbres, sur la pointe des pieds au bord du vide tandis qu’on me détache et me rattache. Vite. Vite. Libérez moi !
Le dernier câble. Le plus long, le plus rapide. Euphorie. Seule au monde. Un cri monte de si profond que c’en est presque effrayant : youhouuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!!!!
Vert. Que du vert. Un océan de vert.
Jusqu’à ce qu’il rejoigne le bleu.
Le vert ondule le long des flancs de la montagne, à perte de vue, puis plonge vers la mer. Profils torturés des roches volcaniques. Séquelles de ce passé encore présent, en sommeil. Et qui parfois se réveille.
Plages noires, plages blanches. Mais toujours cette nature luxuriante, comme inviolée depuis des millénaires.
La forêt qui ressource ; la mer qui apaise. Que du bonheur.
Where the rainforest meets the sea.
Chaleur. Il fait bon se glisser dans le jacuzzi avant d’aller se coucher.
Humidité. A l’approche de la saison des pluies, l’air en est saturé. Croyez moi sur parole, ma peau n’a jamais été aussi douce !
« O-ii-ooooh ». Ce volatile nocturne au chant si exotique me manque. Mon “O-ii-ooooh bird”, que je n’ai jamais vu mais dont les concerts ont rythmé mes soirées.
Et puis, et puis … l’eau si chaude du Pacifique, le groupe de « white face monkeys » au détour d’un chemin du parc national Manuel Antonio, les papillons multicolores, le contraste entre les villas des nantis et les quasi-bidonvilles à quelques mètres à peine, le ceviche bien frais, les margaritas, l’invasion de ces tours de béton monstrueuses le long de ces plages magnifiques (quelle horreur !) … et puis … un petit bandit masqué farfouillant dans nos sacs à la plage.
Costa Rica. Pura Vida.
Pour trouver cette soupe très spéciale, il vous faudra aller au Costa Rica …

Oh, et puis si vous avez peur de ne pas avoir les moyens, 1 Euro = 800 Colon ! Pourquoi s’en priver ?
Mon réveil ce matin (façon de parler, je n’ose dire l’heure qu’il était) ressemblait à quelque chose comme ça :
(en moins violent, et les moustaches dans le cou en plus)
Je dois avouer que l’idée qu’on fasse le ménage pour moi est plus que séduisante … seulement, je n’ai pas vraiment les moyens de m’offrir du petit personnel. Ouch. Crise ou pas, on fait avec ses moyens.
Je n’ai pas non plus de moitié obsédée de la propreté qui chasserait la poussière comme un chien rogne son os. Quant à mon chat, totalement inutile en la matière. C’est bien dommage.
Mais nous sommes dans l’air de la robotique, du high-tech, alors l’espoir demeure qu’un jour, peut-être, un robot intelligent se chargera de toutes les basses besognes pour nous. Et à voir les dernières avancées en la matière, nous n’en sommes peut-être pas si loin. “Un robot dans chaque foyer pour 2015-2020” qu’ils disent … demain quoi !
En attendant, j’ai craqué. Je lorgnais depuis un moment sur ce petit animal étrange de chez iRobot, mais je n’étais pas vraiment sure de la fiabilité du bazar. Mais l’argument choc, ce fut “promène votre chat” (merci qoqa.fr !). Impossible de résister plus longtemps ! C’est ce dont je rêvais !
Alors, là, alors que je rédige ce petit post, mon Roomba tout neuf parcoure mon salon de long en large, tourne, virevolte, joue aux auto-tamponneuses avec ma poubelle et mes chaises, se faufile sous mon canapé, mais l’air de rien, il avale la poussière le bougre ! Cool.
Maintenant, je me demande si je ne vais pas adopter son petit frère, Scooba, histoire qu’il ne se sente pas trop seul, le pauvre (ben, une fois que le sol est aspiré, faut bien le laver …). Et puis il y a aussi cette litière auto-nettoyante (nettoyer la caisse du chat, y’a plus drôle quand même …) et la machine qui sèche et repasse le linge toute seule, comme une grande (je veux bien qu’on me l’offre, celle-ci !).
Suite de mes aventures robotiques dans un prochain épisode !
Et pendant ce temps là … Roomba aspire, aspire, aspire … et me casse les oreilles. La prochaine fois, il oeuvrera en mon absence (jamais contente, moi ?). Ah ! Il a fini ! Et retourne tout seul se charger sur sa base. Ce petit “tsouin-tsouin” victorieux qui retentit en est presque jouissif …
I wish you were here now, me met la tête à l’envers.
Contrainte à faire vœu de silence, mes chuchotements résonnent sans fin, se heurtent aux barreaux de ma cage invisible. Je me consume ; au gré des bonds et rebonds de cette vague irréelle.
Questionnements. Paroles à peine formulées et déjà envolées.
Révolte.
Lassitude.
Je sens le souffle brûlant sur ma peau, dans ma chair.
J’erre dans ma tête.
L’impression que chaque expérience me prépare à la prochaine, comme pour mieux affronter ou éviter le pire, et apprécier encore plus le meilleur.
Et même dans les moments de doutes, la certitude que “quelque chose” m’attends ; indéfinissable.
Que chaque rencontre n’est pas le fruit du hasard. Même si certaines comptent plus que d’autres.
Un jeu de piste géant. Parfois labyrinthe, parfois jeu de rôles.
Girls, they wanna have fun.
J’adore les surprises, mais parfois, j’aimerais bien avoir les règles du jeu,
ou coincer celui qui tire les ficelles entre deux portes.
Fight mood.
Tous ces espoirs, tous ces désirs, tous ces moments de vie ; en suspends, entre réalité et rêves éveillés.
Et l’étonnement toujours renouvelé de ce que cette vie me réserve ; entre manque de confiance en moi et sentiment de toute puissance.
Strange.
Je suis ici et je suis ailleurs ; je suis cette petite voix intérieure, cette pulsation qui résonne au plus profond de mon être.
I am an infinite being.
Je ne sais pas où je vais, ni comment j’y arriverai, mais j’y vais.
Se prendre une grande claque dans la gueule.
Quand on croyait que tout allait bien, ou au moins mieux.
Quand on se dit qu’il y a pire ; qu’il faut relativiser.
Mais l’équilibre est si fragile.
Se dire qu’on a dû le chercher ; à défaut de l’avoir méritée.
Et en même temps, ne pas pouvoir s’empêcher de penser, que rien n’est jamais joué.




