Qui rit qui pleure
J’ai ri pour ne pas pleurer.
La fin justifie les moyens. On peut toujours s’en persuader, mais ce n’est qu’une illusion, un goût amer au fond de la gorge.
Faut-il être désespéré pour en arriver là.
Un conseil qui n’en est pas un, juste un faux espoir, sans gloire.
Je n’aliénerai pas mon cœur. Un ersatz ne sera jamais qu’une pâle copie, un parfum enivrant vite dissipé, qui vous entraîne un peu plus bas. Conséquences que je ne suis pas prête à assumer ; tromper et me tromper.
J’ai ri pour ne pas pleurer.
Je voulais juste l’embrasser.
Des petits riens
Un petit quelque chose, pour faire plaisir ; pour se faire plaisir.
Sans rien attendre en retour ; il n’y a rien à attendre en retour.
Juste un sourire. Un enfant qui s’émerveille.
Quelques mots choisis, écris de ma main.
Un rayon de soleil taquin. Une moue gourmande sur les lèvres. Un baiser léger, sur la joue.
Un téléphone qu’on ne décroche pas. Bzzz, bzzzz, bzzzzz… les autres sont ailleurs.
Un rien d’une fraction de seconde. Un instantané de bonheur.
Un visage qui s’illumine, des yeux qui brillent. Beauté intérieure qui explose et s’expose. Fondre.
Des rêves qui m’embarquent, si loin, une pluie de petits joyaux.
Rien à faire. Remercier – de rien.
Le détachement pour qui a besoin de parler ; un rien de gêne vite dissipée. La confiance.
Petits rien à partager. A savourer.
Pour rien. Ça ne s’explique pas.
Eté
On joue, on ne joue plus.
Homme ambigu.
Homme-Enfant qui se réfugie dans mes bras.
Homme-Roi qui se tient loin, là-bas.
Homme cassé, homme abîmé. Qui contemple les fragments de ses jouets.
Mais qu’avons-nous donc fait ?
Solitude qui pèse ; baisers qui apaisent.
Ne t’en déplaise.
Valse des poupées de chiffons ; des visages, des prénoms.
Éparpillés. Sans fond.
Je m’attends à tout ; homme matou.
Tant d’(in)certitudes. Tant de désirs.
Et s’envolent au petit jour. Soupirs.
Amis, plus qu’amie, qu’est-ce que cela signifie ?
Punie.
Je n’ai jamais cessé de ne pas jouer.
Été.
L’étoile du soir
Nous sommes deux aimants qui s’attirent et se repoussent.
Deux amants qui s’aiment et se rejettent.
Tantôt glace, tantôt feu. Nous nous consumons aux mêmes maux.
Mots doux ou mots cinglants. Mots sanglants.
Regarde-moi dans les yeux quand tu me blesses, comme tu me transperces quand tu me baises.
Tes étoiles brillent au plus noir de mes nuits, lorsque mon corps te réclame et mon esprit lutte ; la peur que tu m’oublies, de n’avoir jamais existé. Mon cœur chavire et je tombe dans cet abîme infini où je crie ton nom. Tel un cheval fou qui s’emballe à la moindre alerte.
Le virtuel me lasse, quand ta présence auprès de moi m’apaise. Mon âme, elle, sait.
Je garde le cap quand tu te débats. Je crois en toi quand tu doutes. Je m’affole quand tu t’égares alors qu’au fond de moi, je vois.
N’aie crainte, je veille sur toi. Malgré toi.
Blottis-toi contre moi ; je suis là.
Va et vis, mais reviens vite.
Tu comprendras.
Hibernation
Et quand les sens s’engourdissent, que du feu il ne reste que quelques braises éparses au milieu des cendres, quand les larmes sont promptes à sortir et que la tristesse accompagne chaque pas ; quand chaque sourire se chérit, chaque souvenir de ce temps passé, alors,
Alors tu en viens à te demander si tu souhaites cette étincelle qui te fera renaître, accompagnée de son cortège de peurs et d’incertitudes.
Alors tu souhaites que les mots ne restent pas lettres mortes, qu’ils t’apportent à toi aussi la rédemption.
Le détachement qui protège, ultime acte de foi et d’amour, n’est qu’une petite mort chaque jour plus cruelle, quand nul réconfort n’est à attendre de la fidélité. Il n’est pas question de choix, mais de nécessité ; entre deux mots, choisir le moindre.
Tu veux continuer à croire, mais même la sincérité se retourne contre toi. C’est peut-être la colère qui te sauvera. La vérité froide et crue, qui fait tomber les masques, celle qui blesse au-delà du point de non retour.
Et si je perds la confiance que j’ai placée en toi, c’est moi que tu perdras. Au bout de ce chemin tortueux, il n’y a rien.
Que le vide.
Il y a toujours une autre voie.
Energie vitale
Elle vibre autour de moi. En moi. Sentiment d’imminence, d’urgence. Accélération du temps.
Elle coule hors de moi, se déverse en un flot inextinguible. Ses yeux qui se raccrochent aux miens. Lave en fusion.
Deux lumières dorées brillent dans le noir ; attirantes, tentantes, apaisantes. Je les appelle à moi. Sauvez-moi. Elles se rapprochent, se teintent du plus pur rouge flamboyant, et embrasent l’air qui devient lourd, presque étouffant.
Dans un déferlement de flammes et de chaleur, le dragon déploie ses ailes et s’abat sur moi.
Pour me posséder, ou m’achever.
I believe in you. Sing a little song for me #12
Lonely
The path you have chosen
A restless road
No turning back
One day you
Will find your light again
Don’t you know
Don’t let go
Be StrongFollow your heart
Let your love lead through the darkness
Back to a place you once knew
I believe I believe I believe
In you
Follow your dreams
Be yourself, an angel of kindness
There’s nothing that you can not do
I believe I believe I believe
In youTout seul
Tu t’en iras tout seul
Cœur ouvert
A l’univers
Poursuis ta quête
Sans regarder derrière
N’attends pas
Que le jour
Se lèveSuis ton étoile
Va jusqu’où ton rêve t’emporte
Un jour tu le toucheras
Si tu crois si tu crois si tu crois
En toi
Suis ta lumière
N’éteins pas la flamme que tu portes
Au fonds de toi souviens-toi
Que je crois que je crois que je crois
En toiSomeday I’ll find you
Someday you’ll find me to
And when I hold you close
I’ll know that it’s true
Céline Dion & Il Divo “I believe in you” sur Spotify
Le plus difficile, ce n’est pas de croire à l’amour. C’est de continuer à y croire, malgré les autres, quoiqu’il arrive.
Sois fort ; tu n’es pas seul.
De l’amour. Valentine’s Day Special Flashback.
Je peux aller très loin par amour.
Je peux tout donner par amour.
Et tant pis si ça fait cliché à en hurler, je le revendique.
J’ai une vision très idéalisée de l’Amour. De celui qui se vit à deux, les yeux dans les yeux. Qui balaye tout sur son passage. Mes certitudes et mes doutes. Qui me rend sourde et aveugle, un peu idiote sans doute aussi. Mais qui me transfigure, me transcende, m’élève. M’ouvre à d’autres horizons. Compteur de ma vie à zéro. Flot de sensations qui explose les radars.
Et parce que j’y crois, et qu’à chaque fois je me projette dans l’autre, dans notre histoire, je veux croire qu’il le vit aussi intensément, que rien ne pourra s’immiscer entre nous.
Mon Amour a besoin d’amour pour ne pas dépérir. De tendresse et d’attention. Je lui rends au centuple.
Il y a Lui, il y a Moi, et il y a Nous.
Et parce que j’y crois, parce que je le vis, je ne peux croire aux mensonges, aux faux-semblants, aux promesses non tenues. Lacérations de mes sentiments à vifs.
La déception est d’autant plus grande ; plus dure la chute.
M’abandonner à nouveau, lutter contre la peur de me tromper, encore une fois.
On dit que dans un couple, il y en a toujours un qui aime plus que l’autre. Aurait-ce été plus facile si j’avais moins aimé ? Peut-être que j’aime trop. Trop fort.
Et parce que j’y crois, chaque histoire passée devient une leçon de vie, un pas vers la compréhension de celle que je suis vraiment, de mes limites chaque fois repoussée. Chacune m’a préparée à la suivante.
Et parce que j’y crois, je ne peux me contenter d’une aventure sans lendemain ou d’un amour au rabais. Je peux me laisser tenter mais pas m’en nourrir. Je plains ceux qui ne sont à deux que par peur de la solitude.
Mon Amour est ce que j’en fais. Il le courbe et le façonne à son image. Âmes et cœurs liés.
Et parce que j’y crois, que j’ai croisé sur le chemin des hommes de bien, il ne peut en être autrement. Il est là, au fond de moi si ce n’est à mes côtés. Il ne demande qu’à exister.
Laissez-moi en rêver, laissez-moi en vivre. Reprenez vos préjugés et vos discours moralisateurs de pacotille. Peu m’importe qu’il soit d’or pourvu qu’il soit pur ; qu’il soit sincère. Intense. Une étoile n’a pas de prix.
Et parce que j’y crois, j’y crois et j’y croirai encore.
Karine (01/12/08)
Tendresse
Il est des moments de grâce où des petits riens suffisent. Une soirée qui efface une semaine épuisante. Malgré la fatigue qui pèse sur le corps, l’esprit qui se libère. Une musique dépaysante, et ses pensées s’envolent. Elle imagine de grands canapés confortables, une lumière tamisée, où elle se laisserait aller. Parmi la foule, la conscience de sa présence, rassurante. Un peu ici, un peu ailleurs. Il lui glisse quelques mots à l’oreille, elle sourit.
Il passe son bras autour de ses épaules, l’attire vers lui. Elle se raidit, imperceptiblement, un peu déséquilibrée, un peu interdite. Mais contre lui, elle pose sa tête sur son épaule. Elle ferme les yeux, reprends son souffle. Elle regarde autour d’elle, réalise. Il lui caresse le bras, elle se sent bien, blottie là. Elle n’ose plus bouger. Le monde s’agite ; le temps s’arrête.
Elle sent les regards se poser sur eux, se dit qu’elle s’en moque. Elle passe sa main dans son dos, doucement. Chaleur. Elle ose à peine le regarder, de peur de rompre le charme.
Il se redresse. Fin de la chanson. Elle ne sait plus vraiment que penser. Il a repris le cours de sa vie.
Elle se dit qu’il est beau quand il est heureux. Qu’il rayonne, qu’il irradie de ce feu intérieur qui le rend invincible, qui le consume. Elle se dit que tout devrait être toujours comme ça, quand on arrête de réfléchir, qu’on vit simplement l’instant.
Au pied de tes remparts, je ne fais pas le siège ; j’y ai posté un guetteur, qui veille. Et sous ta porte j’ai glissé une note : « Si tu as besoin de moi, je ne suis pas très loin ».
Confidences
Je suis la Confidente.
Celle qu’on appelle quand on est pas bien. Celle qui écoute et qui comprends, celle qui ne juge pas.
Celle qui accourt lorsque retentit l’appel au secours, celle sur qui on peut compter.
Celle qui garde vos secrets inavouables à l’abri de son cœur. Celle qui pourrait mettre un terme à des carrières, faire tomber les masques et briser des couples par la force de quelques mots. Et celle qui n’en a jamais rien fait et ne le fera pas, même pour ceux qui l’ont trahie, qui l’ont abandonnée.
Ce n’est pas un rôle que j’ai recherché. Le poids de mes propres doutes, de mes questionnements, de mes errements et de mes erreurs en ferait déjà plier plus d’un. Je ne sais pas comment on me voit, si on devine en moi des secrets bien gardés qui font que les autres s’autorisent à se livrer à moi. Ou si ma simple présence rassure et apaise, donne envie de s’ouvrir à moi.
Je ne le prends pas à la légère. Je le prends comme une marque de confiance et je me sens comme investie d’une mission.
Si j’ai accepté de tout entendre, j’ai appris à mettre des limites. Avoir une double vie qu’on vous invente, couvrir des traces, devoir soutenir un regard fait de moi une complice malgré moi, et ce rôle ne me sied pas. Se sentir coupable de n’avoir rien fait.
Ce n’est pas toujours facile à porter, surtout lorsque ces confidences me touchent personnellement. Garder du recul, ne pas trop s’investir mais suffisamment pour ne pas tomber dans l’indifférence ou le rejet relève d’un numéro d’équilibrisme périlleux. Honnêteté à double tranchant. Entre joie et tristesse, révolte et compréhension, j’écoute, je conseille. Je me découvre, je m’observe. Plus moi que moi. Transcendée. A son paroxysme, je peux accéder à un de ces moments troublants où je sors de mon corps et me regarde d’en haut, hyperconsciente de tout ce qui m’entoure et curieusement détachée.
Je suis la Confidente.
Celle qui se sent gênée de ramener la conversation à elle, emplie de l’égoïsme inhérent à toute confidence. On n’inverse pas les rôles en pleine représentation.
Celle qui offre son temps sans rien attendre en retour. Et qui en souffre parfois.
Celle qui vibre de mille sentiments et sensations contradictoires et qui s’efforce de rester juste et droite.
Je suis la Confidente.
Celle qui donne sa force. Celle qui donne son amour. Même lorsqu’elle n’en a plus.
Et j’en suis fière.
Simplement
Allongée sur le canapé, une couverture jetée sur les jambes, la tête calée par des oreillers, je pense.
La télévision n’est plus qu’un bruit de fond qui me berce.
Chat saute sur mes genoux ; chaleur qui se diffuse dans mon corps. Caresses qui font naître une lente vibration qui se fait ronronnement et se propage en moi.
Un thé fumant, odeur fruitée et sucrée qui se répand. Un bon livre à portée de main.
Fermer les yeux, s’abandonner. La lumière de la lampe diffuse à travers mes paupières, petit soleil qui me réchauffe le visage. Mes pensées s’égarent, mon esprit s’évade.
Froid dehors, chaud dedans. Je suis bien.
Simplement.
A nouveau
Je l’aime plus que je n’ai jamais aimé personne.
Ces mots ne se disent pas à la légère. Un aveu. Un engagement. Un soulagement. Un bonheur.
Derrière la souffrance, la paix. Derrière la violence, la joie.
Pouvoir dire les choses comme elles sont et les vivre.
Tu fais vibrer mon cœur, tu fais vibrer mon âme, tu fais vibrer mon corps.
Merci à toi d’exister.
Cesser de me justifier. Pourquoi rendre compliqué ce qui est si simple ? J’aime tout de lui.
J’ai vu son côté lumineux, sa force, et j’ai sourit. J’ai vu ses côtés sombres, ses failles, et j’ai eu peur.
J’ai eu confiance.
Je me suis réveillée une nuit, il y a quelque mois de ça, et j’ai prononcé tout haut les mots interdits.
Ils ont rebondi autour de moi dans le noir et m’ont percutée de plein fouet.
Révélation.
Je l’ai intégré à ma vie, ce petit plus qui n’appartenait qu’à moi. Mon étincelle.
Elle s’est embrasée dans les vents contraires et je m’y suis brûlée. Fardeau qui n’aidait personne, ni lui, ni moi.
Apaisée, je la sens à nouveau au fond de moi.
J’ai décidé de m’en réjouir. D’en faire l’essence de mes journées.
On ne peut pas souffrir de tels sentiments ; on ne peut pas s’en plaindre. Pas plus que je ne peux les nier.
Être heureuse. A nouveau moi-même.
Plus que jamais
De l’autre côté du miroir, les mêmes questionnements, les mêmes doutes, les mêmes envies. On se ressemble tellement ; c’en est effrayant.
Si proches et si distants. Je m’y suis un peu perdue.
Me libérer ? Avec toute la violence d’un esprit torturé.
L’animal blessé se retourne contre la main tendue. Incompréhension. Prise de conscience ; le laisser panser ses plaies. Être là quand il en a besoin.
Je ploie, à la limite de la rupture. Privée de ce jardin secret où je pouvais tout dire, tout oser. Il me manque.
Retrouver mes repères.
Des mots qui repoussent, des mots qui apaisent. Sourires. L’essentiel est toujours là.
Dualité. Paradoxe.
Mais plus que jamais, je sais.
Elle m’a dit “tu es pleine d’amour”. I wish you could see it.
Dark
Pas bien ? Tout le monde s’en fout.
Surtout, surtout, ne pas faire chier. Chacun sa merde.
Évite de t’écrouler quand même, ça serait gênant.
Nul n’est indispensable. C’est peut-être vrai en final. Ou je fais partie du paysage, on ne me voit plus ; à force de prendre sur moi, on ne s’attend pas à une défaillance, que moi aussi, je puisse avoir mes limites.
Ce que tu fais, c’est pour toi que tu le fais, ne t’attends pas à ce qu’on te rende la pareille.
Je ne sais plus à quoi me raccrocher ; j’abîme tout ce que je touche.
Tout s’écroule. Tout me glisse entre les doigts.
J’ai pris le risque d’abaisser mes remparts et mes vieux démons s’y sont engouffrés.
Le bonheur m’échappe, inéluctablement. Je me débats pour tout maintenir à flot. Je lutte pour maintenir une cohésion. La théorie du chaos en action.
Impuissante face à des forces au-delà de moi.
Marche ou crève. Mais si j’en ressors sans envies, sans rêves, sans ambitions ?
A terre.
Je pourrais disparaître et je serais bien vite oubliée.
Révolte
Pourquoi parler de sacrifice lorsque l’amour devient dépassement de soi ?
Lorsqu’il est si fort que son propre bonheur dépend du bonheur de l’autre. Que l’on croit en lui quoiqu’il arrive, que l’on reste lorsque les autres fuient, que l’on donne son soutien inconditionnel, que l’on ne cherche pas à profiter de ses faiblesses.
Jette-toi par la fenêtre, je t’empêcherai de tomber.
Mais ce n’est pas un sacrifice. On le fait pour l’autre et pour soi, parce qu’on ne peut pas concevoir qu’il en soit autrement. Qu’il est impossible de rester là, à ne rien faire.
If it will kill you, it will have to kill me first.
Ce n’est qu’une autre forme d’amour. La plus pure, dépouillée. L’acceptation du renoncement de ce qui a été pour ce qui est. L’espoir que ce qui en sortira sera meilleur, quoi qu’il soit, et qu’on pourra se regarder en face.
Dans le feu et les larmes, la tendresse et le réconfort, trouver la paix.
Quand l’autre vaut la peine de se battre pour lui, de se battre avec lui.
Mais je ne peux me battre contre lui