Mon réveil ce matin (façon de parler, je n’ose dire l’heure qu’il était) ressemblait à quelque chose comme ça :
(en moins violent, et les moustaches dans le cou en plus)
Je dois avouer que l’idée qu’on fasse le ménage pour moi est plus que séduisante … seulement, je n’ai pas vraiment les moyens de m’offrir du petit personnel. Ouch. Crise ou pas, on fait avec ses moyens.
Je n’ai pas non plus de moitié obsédée de la propreté qui chasserait la poussière comme un chien rogne son os. Quant à mon chat, totalement inutile en la matière. C’est bien dommage.
Mais nous sommes dans l’air de la robotique, du high-tech, alors l’espoir demeure qu’un jour, peut-être, un robot intelligent se chargera de toutes les basses besognes pour nous. Et à voir les dernières avancées en la matière, nous n’en sommes peut-être pas si loin. “Un robot dans chaque foyer pour 2015-2020” qu’ils disent … demain quoi !
En attendant, j’ai craqué. Je lorgnais depuis un moment sur ce petit animal étrange de chez iRobot, mais je n’étais pas vraiment sure de la fiabilité du bazar. Mais l’argument choc, ce fut “promène votre chat” (merci qoqa.fr !). Impossible de résister plus longtemps ! C’est ce dont je rêvais !
Alors, là, alors que je rédige ce petit post, mon Roomba tout neuf parcoure mon salon de long en large, tourne, virevolte, joue aux auto-tamponneuses avec ma poubelle et mes chaises, se faufile sous mon canapé, mais l’air de rien, il avale la poussière le bougre ! Cool.
Maintenant, je me demande si je ne vais pas adopter son petit frère, Scooba, histoire qu’il ne se sente pas trop seul, le pauvre (ben, une fois que le sol est aspiré, faut bien le laver …). Et puis il y a aussi cette litière auto-nettoyante (nettoyer la caisse du chat, y’a plus drôle quand même …) et la machine qui sèche et repasse le linge toute seule, comme une grande (je veux bien qu’on me l’offre, celle-ci !).
Suite de mes aventures robotiques dans un prochain épisode !
Et pendant ce temps là … Roomba aspire, aspire, aspire … et me casse les oreilles. La prochaine fois, il oeuvrera en mon absence (jamais contente, moi ?). Ah ! Il a fini ! Et retourne tout seul se charger sur sa base. Ce petit “tsouin-tsouin” victorieux qui retentit en est presque jouissif …
I wish you were here now, me met la tête à l’envers.
Contrainte à faire vœu de silence, mes chuchotements résonnent sans fin, se heurtent aux barreaux de ma cage invisible. Je me consume ; au gré des bonds et rebonds de cette vague irréelle.
Questionnements. Paroles à peine formulées et déjà envolées.
Révolte.
Lassitude.
Je sens le souffle brûlant sur ma peau, dans ma chair.
J’erre dans ma tête.
L’impression que chaque expérience me prépare à la prochaine, comme pour mieux affronter ou éviter le pire, et apprécier encore plus le meilleur.
Et même dans les moments de doutes, la certitude que “quelque chose” m’attends ; indéfinissable.
Que chaque rencontre n’est pas le fruit du hasard. Même si certaines comptent plus que d’autres.
Un jeu de piste géant. Parfois labyrinthe, parfois jeu de rôles.
Girls, they wanna have fun.
J’adore les surprises, mais parfois, j’aimerais bien avoir les règles du jeu,
ou coincer celui qui tire les ficelles entre deux portes.
Fight mood.
Tous ces espoirs, tous ces désirs, tous ces moments de vie ; en suspends, entre réalité et rêves éveillés.
Et l’étonnement toujours renouvelé de ce que cette vie me réserve ; entre manque de confiance en moi et sentiment de toute puissance.
Strange.
Je suis ici et je suis ailleurs ; je suis cette petite voix intérieure, cette pulsation qui résonne au plus profond de mon être.
I am an infinite being.
Je ne sais pas où je vais, ni comment j’y arriverai, mais j’y vais.
Se prendre une grande claque dans la gueule.
Quand on croyait que tout allait bien, ou au moins mieux.
Quand on se dit qu’il y a pire ; qu’il faut relativiser.
Mais l’équilibre est si fragile.
Se dire qu’on a dû le chercher ; à défaut de l’avoir méritée.
Et en même temps, ne pas pouvoir s’empêcher de penser, que rien n’est jamais joué.
La Crise génère la crise.
Je suis le loup et l’agneau.
La victime et le bourreau.
And I hate it.
Prend ça dans la tronche et tais-toi. Le Plan se déroule, inéluctable. Avec ou sans toi. Il ne saurait souffrir d’exceptions. Les beaux discours sont lettres mortes qui t’endorment ; seules les actions comptent. Et on compte sur toi pour faire ce qui doit être fait.
Je résiste. Comme je peux. Je joue la montre, je protège ce qui peut l’être en sacrifiant le superflu, je m’ingénie à faire le minimum de dégâts. Mais ai-je vraiment le choix ? Ça ne m’amuse pas. Du tout, du tout. Je râle.
On en fait trop. On en parle trop. Et comme un esprit malin qui se nourrirait de nos pensées négatives, de nos craintes et de nos doutes, elle enfle, elle gonfle. Elle nous rattrape.
La confiance doit être retrouvée. Et vite.
Lorsque je suis arrivée à Paris (quoi ? 10 ans déjà ?), j’avais la tête pleine de ces noms de salles de spectacles parisiennes à l’aura parée du passage de tant d’artistes connus. Ces noms en gros et en gras en haut des affiches. Je m’imaginais … mais quoi au juste ? De grandes salles illuminées, fabuleuses, magiques.
Je suis tombée de haut.
C’était de toutes petites salles de rien du tout ! Mi-nus-cules. Parfois juste des bancs de bois autour d’une scène de bric et de broc. On pouvait en rentrer au moins une dizaine dans la salle des fêtes où ma sœur dansait pour le gala de fin d’année de son école !
Première impression passée, je dévorais des yeux le décor, m’imprégnais de l’ambiance chargée d’histoire des lieux, et la magie revenait. Les murs s’écartaient, mon âme se réjouissait, magique je vous dis.
Finalement, ces petites salles, elles ont aussi leurs avantages. Voir, là, à quelques mètres de moi, se produire un comédien célèbre ou un humoriste en devenir (de célébrité), j’adorais. J’adore toujours.
J’ai vraiment du mal avec les diffusions TV de pièces de théâtre ou de one-(wo)man-shows, les enregistrements de concerts ; non, moi il me faut le sang, la sueur et les larmes. Baigner dans l’atmosphère (”Atmosphère, atmosphère … est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ?“).
Dernière découverte en date : le théâtre de 10 heures. CQFD. Réplique en miniature des salles de mes rêves. Au dernier rang, calée dans mon fauteuil de velours rouge, vue parfaite sur la scène.
Bouclez vos ceintures, c’est parti !
Un peu plus d’une heure de rires avec Isabeau de R (c’est trop couuuuuuuuuuuurt !), et voilà une excellente thérapie pour ce que j’ai. Quelques extraits ici.
L’hôtesse d’accueil : “Une enquête sur la bite à Urbain ? Désolée, y’a personne avec ce nom là ici …”
En tailleur jpeg (JP Gaultier, of course), elle croque les particules (et je ne parle pas de physique quantique), le monde des affaires (mince, les conversations téléphoniques en anglais, ça me rappelle quelqu’un !) tout en parlant de cul (la leçon de jardinage à l’attention des dames et demoiselles ne manque pas de piment !).
“Si vous avez aimé, bouche-à-oreillez-moi”.
Voilà, c’est fait. Avec grand plaisir.
“Ding”.
Atterrissage parfait. Applause.

Il me semblait bien l’avoir aperçu dans plusieurs séries américaines … le petit cachottier.
Ben, c’est encore pire que ce que je croyais : il est partout !
Il me la joue remake du nain de jardin d’Amélie ou quoi ?
Il se paye même le luxe de se faire photographier avec des célébrités !
C’est bien ce que je craignais : mon iPhone est une star.
Même pas drôle.
Vu ici.
Vendredi. Livraison de ma cave à vin. Enfin.
Vendredi. Je m’énerve après le livreur qui refuse de la déballer. Il me prend pour une conne. J’insiste. Il cède.
Vendredi. Je me fais insulter. Rien à f… C’est moi qui ai raison.
Samedi. Neige. C’est joli. Ça m’inquiète un peu pour mon vol de lundi.
Samedi. Maison. Studieuse. Les chiffres s’envolent, m’échappent. Je les rattrape. C’est moi qui décide.
Samedi. Je râle. Ce n’est pas comme ça que je voyais mon WE.
Dimanche. Grasse matinée. Je l’ai méritée.
Dimanche. Mon chat a un rhume. Elle miaule à l’octave supérieure, comme un chaton. Tchoum !
Dimanche. Rayon de soleil. Je sors. J’en profite.
Dimanche. Une file d’une vingtaine de personnes à la station de lavage. Ça me fait rire.
Ma voiture à moi, elle est au-delà du sale. Mais je m’en moque.
L’entretenir, oui. M’inquiéter des bruits suspects, oui. Être une obsédée de la carrosserie étincelante, non.
Je la laverai un de ces jours, quand j’aurai le temps. Mais là, je vais au cirque !
Donnez-moi une belle histoire. De celles qui commencent avec “il était une fois” et où, tout de suite, on sait que la fin sera une “happy end”. Une jolie histoire qui redonne confiance ; la vie, les gens.
Une histoire qui fasse battre mon cœur à l’unisson.
Une histoire où on ne se pose pas de questions. Tout est écrit ; tout est ainsi qu’il doit être.
Une histoire où j’aurais ma place.
Racontez-moi cette histoire.
Du bout des lèvres, déclamée à haute voix ou à peine murmurée. Mais donnez-lui vie.
Et puis exaucez mon vœu.
Quelle soit mon histoire.
Et pourquoi pas, notre histoire.
Maintenant que mon syndic a (enfin) décidé de rendre présentable la jungle qui se développait à vitesse exponentielle derrière ma haie, je peux commencer à prendre des photos potables – bon, quand ils auront décidé de tailler les-dites haies, ce sera mieux, mais tout vient à point …
Voici donc mon jardin en hiver. Je préfèrerais un jardin d’hiver, mais ne faisons pas la fine bouche … je pense quand même très sérieusement à acheter un parasol chauffant un de ces jours, histoire de profiter plus souvent de la terrasse.
Je m’étonne quand même de voir la neige tenir si longtemps. Qui a parlé de réchauffement climatique ?

J’avais envie de neige. De flocons qui fondent sur la joue et sur la langue.
D’un univers d’un blanc immaculé et de ce silence glacé. Quand on ne voit plus l’horizon.
Images d’un feu de cheminée dévorant et d’une peau de bête sauvage.
Chaleur givrée.
“Don’t deny me, this pain I’m goin’ through,
Please forgive me, if I need you like I do.
Babe believe me, every word I say is true …”
Une façon comme une autre de commencer l’année.
Humeur romantico-nostalgique en lisant ces lignes.
Tristesse pour celui qui me les a remis en tête, à quelques milliers de kilomètres.
These are beautiful words although so sad ; and a lovely song.
Kind thoughts
Et puis …
Il paraît que je suis folle. Bah, en pensant à mes envies folles et irraisonnées, ce n’est que suite logique !
Et ravie de ce grain de folie, pour ne rien arranger … Incorrigible moi.
· “When you’re lonely, I wish you Love!
When you’re down, I wish you Joy!
When you’re troubled, I wish you Peace!
When things seem empty, I wish you Hope!
Have a Happy New Year!” – Anonymous
Ces 5 dernières années, je ne me posais pas la question.
Noël en Bretagne- aller-retour en 3 jours, et hop, je sautais dans l’avion direction la Grande Pomme, the Big Apple, The city that never sleeps, NEW YORK.
“Et, toi … ?”
“Ah, oui, c’est vrai, New York !”. Du coup, on ne me posait plus la question.
Mais pas cette année. Fin d’un cycle. Et ça me fait tout drôle.
Fêter le Nouvel An, c’est encore une de ces fêtes obligatoires, où l’on se doit de s’amuser, de marquer le coup. Et ça m’a toujours gonflée. Je ne sais pas être heureuse sur commande ; je ne supporte pas les sourires figés de rigueur.
Alors, partir, faire de ce moment un moment vraiment spécial, en profiter pour faire quelque chose qui me plaît, avec des gens que j’aime, voilà ma thérapie.
NYC. Manhattan. Admirer le sapin du Rockfeller Center, flâner dans Little Italy, faire les courses à Chinatown, découvrir les restaurants de Hell’s Kitchen, me frotter à la foule de Times Square, aller voir des comédies musicales sur Broadway, et me saouler du tumulte incessant de la ville. Regarder cette fourmilière s’agiter de ma chambre au 32è étage et s’étonner de voir tous les feux d’une avenue sans fin passer au vert à l’exact même moment. S’imaginer sur une île évanescente au milieu des nuages lorsque le brouillard recouvre la ville ; silence ouaté et glacé que seules les sirènes parviennent à briser.
Fêter la nouvelle année une coupe de champagne à la main, musique à fond, en profitant du feu d’artifice bien au chaud dans un salon ; danser dans un restaurant bondé sur les quais ; partager un repas russe fait maison et rejoindre des inconnus dans un loft typique ; retrouver d’une année à l’autre les mêmes têtes et d’autres et toujours s’en réjouir. Ma deuxième maison.
Sans oublier les soldes monstres de janvier !
Merci cousin, de m’avoir fait partager tout cela. Chacun savait que la chambre d’amis était mienne en décembre, réservée d’office d’une année à l’autre.
Et cette année ? Cette année, c’est un peu de New York qui est venu à Paris.
A l’année prochaine.


“Je pense à toi”
Ce n’est pas grand chose en soi, juste quatre mots. Mais qui m’ont fait tellement plaisir.
Merci toi.
D’un 24 décembre à un autre …




