Je n’attends pas, je donne. Sans pudeur. A cœur ouvert.
Je n’attends pas, je prends. Un regard, un sourire, une pensée. Un baiser.
Sentiments mêlés, douceur et violence.
D’un extrême à l’autre, sans conditions, sans concessions.
Je vis l’instant. Je le saisis et le fais mien.
Doutes. En faire trop ou pas assez. Maladroite parfois, mais sincère.
Je suis double.
Je joue mais je ne raconte pas d’histoires, au fond ce n’est que vérité.
Je n’attends rien. Je veux tout.
Question de profondeur.
Je mesure mon empathie pour ceux que j’aime à l’aulne de ceux qui n’en ont pas.
Je repousse mes limites, à la recherche de ce qui est bien, de ce qui est juste, avec l’espoir qu’il n’en sortira que du bon.
Mon cœur approuve. Mon esprit vacille par instant ; tiraillée.
Mais forte.
J’espère juste que ça ne se retournera pas contre moi.
Ce qu’elle est belle, cette fille, quand elle chante ; elle rayonne.
“We can play it safe or play it cool,
Follow the leader or make up all the rules,
Whatever you want,
The choice is yours, so choose,
I trust you,
And if it’s already been done, undo it,
It takes two,
And it’s up to me & you to prove it” (Gossip - Heavy Cross)
Rien à rajouter.
Sublime et troublante Kate Moss … “Parisienne” sensuelle et sauvage …
(Retrouvez la ici)
Et moi alors ?
Ah, la douceur des draps de satin, la caresse d’une rose et son doux parfum enivrant, la chaleur de ses mains, avec pour toile de fond un Paris romantique … que d’envies. Je serais …

(cliquez sur l’image pour faire le test !)
Hum. Pas mal vu …
Vert. Que du vert. Un océan de vert.
Jusqu’à ce qu’il rejoigne le bleu.
Vert clair, vert émeraude, vert tendre, vert grisé. Des taches de marrons et du rouge, là où la terre est mise à nue.
Costa Rica. Pura Vida.
Le gardien des lieux montrait parfois sa tête de réchappé de l’ère préhistorique, ses épines dorsales dignes d’un dragon. Il se tapissait, là-haut, sur le toit. Une ombre de plus d‘un mètre. Puis un fracas de griffes dérapant sur les tuiles ; la bête bouge, mais la bête se cache.
Furtifs. Feuilles écrasées et branches qui se brisent, un iguane long comme le bras détale. Un deuxième se fond avec le mur et s’enfuit à mon approche.
Les lézards se montrent plus discrets. Quoique. Verts, marrons, gris, ils s’interpellent le soir venu de ce cri qui sonne comme des claquements secs.
Silence. Le silence est étourdissant, symphonie de bruissements, de sifflements, de grésillements et de craquements qui jamais ne cessent, et qu’à la nuit tombée les vers luisants viennent éclairer.
Un couple de perroquets craque et traverse le ciel, éclats de rouge sur fond bleu azur, tandis que des oiseaux à la gorge jaune composent une partition musicale sur les lignes électriques. Mi-si-sol-sol.
Remise en question des acquis. Les fourmis noires sont inoffensives, seules les rouges vous piquent. Mais pas ici. Aucune crainte à avoir des grosses fourmis noires, mais les toutes petites, celles à peine grosses comme une tête d’épingle, vous bouffent littéralement, et vous laissent un souvenir cuisant. Et les moustiques ? Ah, les moustiques … soit ils ne sont pas bruyants, soit leur présence est masquée par la ventilation … Sortez la lotion et les patchs !
Une poulie. Une simple poulie posée sur un câble en acier. J’attends le cœur battant tandis qu’on fixe une corde à cette poulie, cette simple poulie. Et je me laisse tomber dans le vide. Dans ce vert qui masque le sol. Assise dans un harnais, le bras droit tendu vers l’arrière pour ne pas partir en vrille. Je vole. Je file parmi la cime des arbres. Rattachée à cette simple poulie. Magique. Vertige de l’atterrissage sur la plate-forme. De câble en câble.
J’adore. Cette ivresse. Cette liberté. La vitesse.
Je déteste. Ces radeaux suspendus dans les arbres, sur la pointe des pieds au bord du vide tandis qu’on me détache et me rattache. Vite. Vite. Libérez moi !
Le dernier câble. Le plus long, le plus rapide. Euphorie. Seule au monde. Un cri monte de si profond que c’en est presque effrayant : youhouuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!!!!
Vert. Que du vert. Un océan de vert.
Jusqu’à ce qu’il rejoigne le bleu.
Le vert ondule le long des flancs de la montagne, à perte de vue, puis plonge vers la mer. Profils torturés des roches volcaniques. Séquelles de ce passé encore présent, en sommeil. Et qui parfois se réveille.
Plages noires, plages blanches. Mais toujours cette nature luxuriante, comme inviolée depuis des millénaires.
La forêt qui ressource ; la mer qui apaise. Que du bonheur.
Where the rainforest meets the sea.
Chaleur. Il fait bon se glisser dans le jacuzzi avant d’aller se coucher.
Humidité. A l’approche de la saison des pluies, l’air en est saturé. Croyez moi sur parole, ma peau n’a jamais été aussi douce !
« O-ii-ooooh ». Ce volatile nocturne au chant si exotique me manque. Mon “O-ii-ooooh bird”, que je n’ai jamais vu mais dont les concerts ont rythmé mes soirées.
Et puis, et puis … l’eau si chaude du Pacifique, le groupe de « white face monkeys » au détour d’un chemin du parc national Manuel Antonio, les papillons multicolores, le contraste entre les villas des nantis et les quasi-bidonvilles à quelques mètres à peine, le ceviche bien frais, les margaritas, l’invasion de ces tours de béton monstrueuses le long de ces plages magnifiques (quelle horreur !) … et puis … un petit bandit masqué farfouillant dans nos sacs à la plage.
Costa Rica. Pura Vida.
Pour trouver cette soupe très spéciale, il vous faudra aller au Costa Rica …

Oh, et puis si vous avez peur de ne pas avoir les moyens, 1 Euro = 800 Colon ! Pourquoi s’en priver ?
Mon réveil ce matin (façon de parler, je n’ose dire l’heure qu’il était) ressemblait à quelque chose comme ça :
(en moins violent, et les moustaches dans le cou en plus)
Je dois avouer que l’idée qu’on fasse le ménage pour moi est plus que séduisante … seulement, je n’ai pas vraiment les moyens de m’offrir du petit personnel. Ouch. Crise ou pas, on fait avec ses moyens.
Je n’ai pas non plus de moitié obsédée de la propreté qui chasserait la poussière comme un chien rogne son os. Quant à mon chat, totalement inutile en la matière. C’est bien dommage.
Mais nous sommes dans l’air de la robotique, du high-tech, alors l’espoir demeure qu’un jour, peut-être, un robot intelligent se chargera de toutes les basses besognes pour nous. Et à voir les dernières avancées en la matière, nous n’en sommes peut-être pas si loin. “Un robot dans chaque foyer pour 2015-2020” qu’ils disent … demain quoi !
En attendant, j’ai craqué. Je lorgnais depuis un moment sur ce petit animal étrange de chez iRobot, mais je n’étais pas vraiment sure de la fiabilité du bazar. Mais l’argument choc, ce fut “promène votre chat” (merci qoqa.fr !). Impossible de résister plus longtemps ! C’est ce dont je rêvais !
Alors, là, alors que je rédige ce petit post, mon Roomba tout neuf parcoure mon salon de long en large, tourne, virevolte, joue aux auto-tamponneuses avec ma poubelle et mes chaises, se faufile sous mon canapé, mais l’air de rien, il avale la poussière le bougre ! Cool.
Maintenant, je me demande si je ne vais pas adopter son petit frère, Scooba, histoire qu’il ne se sente pas trop seul, le pauvre (ben, une fois que le sol est aspiré, faut bien le laver …). Et puis il y a aussi cette litière auto-nettoyante (nettoyer la caisse du chat, y’a plus drôle quand même …) et la machine qui sèche et repasse le linge toute seule, comme une grande (je veux bien qu’on me l’offre, celle-ci !).
Suite de mes aventures robotiques dans un prochain épisode !
Et pendant ce temps là … Roomba aspire, aspire, aspire … et me casse les oreilles. La prochaine fois, il oeuvrera en mon absence (jamais contente, moi ?). Ah ! Il a fini ! Et retourne tout seul se charger sur sa base. Ce petit “tsouin-tsouin” victorieux qui retentit en est presque jouissif …
I wish you were here now, me met la tête à l’envers.
Contrainte à faire vœu de silence, mes chuchotements résonnent sans fin, se heurtent aux barreaux de ma cage invisible. Je me consume ; au gré des bonds et rebonds de cette vague irréelle.
Questionnements. Paroles à peine formulées et déjà envolées.
Révolte.
Lassitude.
Je sens le souffle brûlant sur ma peau, dans ma chair.
J’erre dans ma tête.
L’impression que chaque expérience me prépare à la prochaine, comme pour mieux affronter ou éviter le pire, et apprécier encore plus le meilleur.
Et même dans les moments de doutes, la certitude que “quelque chose” m’attends ; indéfinissable.
Que chaque rencontre n’est pas le fruit du hasard. Même si certaines comptent plus que d’autres.
Un jeu de piste géant. Parfois labyrinthe, parfois jeu de rôles.
Girls, they wanna have fun.
J’adore les surprises, mais parfois, j’aimerais bien avoir les règles du jeu,
ou coincer celui qui tire les ficelles entre deux portes.
Fight mood.
Tous ces espoirs, tous ces désirs, tous ces moments de vie ; en suspends, entre réalité et rêves éveillés.
Et l’étonnement toujours renouvelé de ce que cette vie me réserve ; entre manque de confiance en moi et sentiment de toute puissance.
Strange.
Je suis ici et je suis ailleurs ; je suis cette petite voix intérieure, cette pulsation qui résonne au plus profond de mon être.
I am an infinite being.
Je ne sais pas où je vais, ni comment j’y arriverai, mais j’y vais.
Se prendre une grande claque dans la gueule.
Quand on croyait que tout allait bien, ou au moins mieux.
Quand on se dit qu’il y a pire ; qu’il faut relativiser.
Mais l’équilibre est si fragile.
Se dire qu’on a dû le chercher ; à défaut de l’avoir méritée.
Et en même temps, ne pas pouvoir s’empêcher de penser, que rien n’est jamais joué.
La Crise génère la crise.
Je suis le loup et l’agneau.
La victime et le bourreau.
And I hate it.
Prend ça dans la tronche et tais-toi. Le Plan se déroule, inéluctable. Avec ou sans toi. Il ne saurait souffrir d’exceptions. Les beaux discours sont lettres mortes qui t’endorment ; seules les actions comptent. Et on compte sur toi pour faire ce qui doit être fait.
Je résiste. Comme je peux. Je joue la montre, je protège ce qui peut l’être en sacrifiant le superflu, je m’ingénie à faire le minimum de dégâts. Mais ai-je vraiment le choix ? Ça ne m’amuse pas. Du tout, du tout. Je râle.
On en fait trop. On en parle trop. Et comme un esprit malin qui se nourrirait de nos pensées négatives, de nos craintes et de nos doutes, elle enfle, elle gonfle. Elle nous rattrape.
La confiance doit être retrouvée. Et vite.
Lorsque je suis arrivée à Paris (quoi ? 10 ans déjà ?), j’avais la tête pleine de ces noms de salles de spectacles parisiennes à l’aura parée du passage de tant d’artistes connus. Ces noms en gros et en gras en haut des affiches. Je m’imaginais … mais quoi au juste ? De grandes salles illuminées, fabuleuses, magiques.
Je suis tombée de haut.
C’était de toutes petites salles de rien du tout ! Mi-nus-cules. Parfois juste des bancs de bois autour d’une scène de bric et de broc. On pouvait en rentrer au moins une dizaine dans la salle des fêtes où ma sœur dansait pour le gala de fin d’année de son école !
Première impression passée, je dévorais des yeux le décor, m’imprégnais de l’ambiance chargée d’histoire des lieux, et la magie revenait. Les murs s’écartaient, mon âme se réjouissait, magique je vous dis.
Finalement, ces petites salles, elles ont aussi leurs avantages. Voir, là, à quelques mètres de moi, se produire un comédien célèbre ou un humoriste en devenir (de célébrité), j’adorais. J’adore toujours.
J’ai vraiment du mal avec les diffusions TV de pièces de théâtre ou de one-(wo)man-shows, les enregistrements de concerts ; non, moi il me faut le sang, la sueur et les larmes. Baigner dans l’atmosphère (“Atmosphère, atmosphère … est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ?“).
Dernière découverte en date : le théâtre de 10 heures. CQFD. Réplique en miniature des salles de mes rêves. Au dernier rang, calée dans mon fauteuil de velours rouge, vue parfaite sur la scène.
Bouclez vos ceintures, c’est parti !
Un peu plus d’une heure de rires avec Isabeau de R (c’est trop couuuuuuuuuuuurt !), et voilà une excellente thérapie pour ce que j’ai. Quelques extraits ici.
L’hôtesse d’accueil : “Une enquête sur la bite à Urbain ? Désolée, y’a personne avec ce nom là ici …”
En tailleur jpeg (JP Gaultier, of course), elle croque les particules (et je ne parle pas de physique quantique), le monde des affaires (mince, les conversations téléphoniques en anglais, ça me rappelle quelqu’un !) tout en parlant de cul (la leçon de jardinage à l’attention des dames et demoiselles ne manque pas de piment !).
“Si vous avez aimé, bouche-à-oreillez-moi”.
Voilà, c’est fait. Avec grand plaisir.
“Ding”.
Atterrissage parfait. Applause.

Il me semblait bien l’avoir aperçu dans plusieurs séries américaines … le petit cachottier.
Ben, c’est encore pire que ce que je croyais : il est partout !
Il me la joue remake du nain de jardin d’Amélie ou quoi ?
Il se paye même le luxe de se faire photographier avec des célébrités !
C’est bien ce que je craignais : mon iPhone est une star.
Même pas drôle.
Vu ici.
Vendredi. Livraison de ma cave à vin. Enfin.
Vendredi. Je m’énerve après le livreur qui refuse de la déballer. Il me prend pour une conne. J’insiste. Il cède.
Vendredi. Je me fais insulter. Rien à f… C’est moi qui ai raison.
Samedi. Neige. C’est joli. Ça m’inquiète un peu pour mon vol de lundi.
Samedi. Maison. Studieuse. Les chiffres s’envolent, m’échappent. Je les rattrape. C’est moi qui décide.
Samedi. Je râle. Ce n’est pas comme ça que je voyais mon WE.
Dimanche. Grasse matinée. Je l’ai méritée.
Dimanche. Mon chat a un rhume. Elle miaule à l’octave supérieure, comme un chaton. Tchoum !
Dimanche. Rayon de soleil. Je sors. J’en profite.
Dimanche. Une file d’une vingtaine de personnes à la station de lavage. Ça me fait rire.
Ma voiture à moi, elle est au-delà du sale. Mais je m’en moque.
L’entretenir, oui. M’inquiéter des bruits suspects, oui. Être une obsédée de la carrosserie étincelante, non.
Je la laverai un de ces jours, quand j’aurai le temps. Mais là, je vais au cirque !




